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Dans son blog, Marie Jo Foley annonce que Silverlight pourra être installé dans les tous prochains jours via Windows Update.

La nouvelle fait toutefois un peu pschiiit puisqu’elle ajoute que cette mise à jour ne sera pas automatique et devra être sélectionnée par l’utilisateur (pour ma part, je ne me souviens pas d’avoir déjà sélectionné une mise à jour optionnelle dans Windows Update …)

Le téléchargement comprendra le plugin Explorer + le plugin Firefox.

Et aprés tout, c’est pas bête.

Ceci pourrait-être la suite de mon précédent billet sur le partenariat entre NBC et Microsoft pour la couverture des JO de Pékin via Silverlight.

Rappelons le problème : comment faire en sorte que Silverlight rattrape son retard phénoménal sur Flash en terme de taux de pénétration (proportion de machines sur lesquels le plugin est installé, proche de 0 pour Silverlight, proche de 100% pour Flash) ?

La réponse il est vrai était assez évidente, mais m’avait échappé : via microsoft.com. Car ce site web est tout simplement le 8ème site le plus populaire au monde avec 60 millions de visiteurs uniques pas mois.

Microsoft semble donc décidé à refondre de larges parties de son site afin "d’obliger" les utilisateurs à installer Silverlight pour y accéder. C’est notamment le cas avec cette version beta du centre de téléchargement.

La solution est radicale. A tel point que NeoSmart évoque un acte de la dernière chance, synonyme que Microsoft est persuadé que Silverlight est en passe de faire pschiiiit.

Je trouve cela excessif. Silverlight est encore jeune, et les environnements de développement sont encore à rôder (Visual Studio 2008 vient juste de sortir et n’est pas livré en standard avec l’environnement Silverlight, qu’il faut télécharger par ailleurs).

Laissons lui le temps à cette technologie de mûrir. Il est certain que trés peu d’acteur BtoC vont, dans un premier temps, prendre le risque d’utiliser une technologie quasi inexistante sur les postes clients. Le chemin sera long, c’est certain, mais d’autres voies existent comme la future version d’Internet Explorer, ou encore Windows Update. Des alternatives qui font qu’enterrer Silverlight dés aujourd’hui serait à mon sens une erreur.

image NBC choisir la toute nouvelle technologie de RIA de Microsoft pour couvrir les J.O de Pekin.

Autant dire que Microsoft a dû se montrer drôlement persuasif, car le risque est grand pour NBC, sur un évènement aussi majeur : la technologie est trés jeune, et le taux de rebond dû à la nécessité d’installer préalablement Silverlight risque d’être élévé.

L’interface permettra à la fois le visionnage du direct et d’archives, dans une qualité "aussi bonne ou meilleure que tout ce qui se fait actuellement sur Internet".

En tous cas, c’est une bonne nouvelle pour la société de Billou, qui grâce à cet accord signe le premier "gros coup" (d’une longue série ?) et promet à Silverlight un nombre de téléchargement important.

via TechCrunch

Nouveau : suivez l’actualité des RIA sur mon twitter : http://www.twitter.com/juliensaumande

Sorti tout droit des laboratoires “Live” de Microsoft, voilà Volta.

image La description qu’en fait leurs auteurs est un peu déstabilisante : il s’agit d’un outil multi-tiers qui vous donne la possibilité de développer votre application en .NET et de décider par la suite quelle partie de celle-ci doit être prise en charge par le serveur, et quelle partie doit résider sur le poste client. Côté client, la solution est déployée en Javascript et la communication avec le serveur s’effectue via des webservices.

Vous n’avez pas tout compris ? moi non plus.
J’ai pourtant suivi le didacticiel, et je dois avouer que j’ai abandonné devant le temps nécessaire pour écrire un simple Hello World.

Quelques tentatives de définitions trouvées ici ou là :

  • Ajaxian présente Volta comme le Google Web Toolkit de Microsoft.
    Ryan Steward parle plutôt d’un outil qui permet de coder en .NET et de choisir la plateforme vers laquelle compiler (Ajax, Flash, …) : une sorte d’Openlaszlo Microsoftien.
  • Plus intéressant, Volta s’adapterait aux programmes installés côté Client. Il utiliserait ainsi indifféremment Silverlight, Flash ou Ajax selon la disponibilité de ces CLR.

Bref, vous l’avez compris, Volta est pour l’instant trés conceptuel et il est difficile de prédire son avenir. Peut-être les premières applications “real life” nous permettront de cerner l’intérêt réel de Volta.

Seconde partie du dossier concernant le match entre Adobe et Microsoft.

adobe microsoft fight

Nous allons cette fois nous focaliser sur le terrain des RDA. Pour rappel, les Rich Desktop Applications sont des applications légères qui se lancent depuis votre bureau Windows ou autre, et qui sont connectées. Elles s’appuient généralement sur un framework qui ne se télécharge qu’une fois, et qui une fois installé sur la machine, réduit notablement le poids des applications.

A ma gauche donc AIR (Adobe Integrated Runtime, auparavant prénommé Apollo).
A ma droite WPF (Windows Presentation Foundation), le challenger de Microsoft.

Le runtime

Le runtime, c’est le framework que l’on télécharge lors de l’installation de la première application.
Le taux de pénétration des deux logiciels est proche de zéro. A une exception notable prêt : WPF qui s’appuie sur le framework .net 3, est installé d’office sur Windows Vista.
A l’opposé, Adobe nécessitera toujours l’installation du runtime, même si des efforts sont faits afin de la rendre la moins intrusive possible grâce notamment au "One click Install".
Mais grâce à sa préinstallation sur Vista, WPF présente un avantage certain sur AIR.

L’environnement de développement

WPF pourra compter sur l’immense communauté de développeurs .net qui dés Visual Studio 2008 (voire dés maintenant grâce à cette CTP) pourront développer des applications WPF directement depuis leur environnement favori, à l’image de ce qui se passe pour SilverLight.

De l’autre côté, Adobe s’appuiera sur Flex Builder 3 qui lui aussi permettra d’exporter à la fois des animations Flash et des applications AIR.

La côte de popularité

Pour WPF, son principal fait d’arme reste pour l’instant le développement du lecteur en ligne du New York Times qui a été plebiscité par les utilisateurs (tant qu’il est resté gratuit, le passage au payant a fait grincer bien des dents).
Vous pouvez voir plusieurs autres exemples d’applications WPF à cette adresse.

Cela reste tout de même bien en deçà de l’énergie que déploie actuellement Adobe afin de promouvoir son nouvel outil. A l’occasion du salon Max 2007, la société a annoncé une série de partenariats qui vont aboutir à la création de plusieurs applications de premier plan en AIR. Pour n’en citer qu’une : la RDA développée par ebay : http://desktop.ebay.com/

Conclusion

Difficile pour moi de départager les deux rivaux sur le terrain des RDA. Pour avoir essayé successivement WPF et AIR, les deux technologies m’ont fait forte impression. Adobe pousse toute voiles dehors, mais l’installation d’office de WPF sur les ordinateurs équipés de Vista sera un sacré avantage dans les mois qui viennent.
Plus globalement je pense que les RDA, avant d’être adoptés par le grand public, devront passer par la case entreprise. C’est en effet dans le domaine des applications d’entreprise (intranet, extranet), où le modèle Web est de plus en plus remis en cause pour des raisons de performance et d’utilisabilité, voire dans le domaine du elearning que devrait se jouer la première bataille.

Lors de mes lectures sur Silverlight, une objection est de plus en plus souvent soulevée par les personnes qui participent au lancement de la nouvelle technologie RIA de Microsoft.

C’est un fait, et c’est logique, les développeurs .Net plébiscitent Silverlight. Mais ce n’est apparemment pas le cas des graphistes qui, pour la plupart, utilisent depuis des années les outils d’Adobe (Photoshop, Illustrator) et qui rechignent à migrer vers les outils de conception graphique de Microsoft, tel Blend.

Le design est assez peu cité lorsque l’on parle de la compétion Flash/Silverlight. Or, si les interfaces riches permettent d’améliorer l’expérience utilisateur, leur aspect graphique est également un élément important de leur succés. D’autant plus que contrairement aux langages de scripts “classiques” tels php, la conception graphique et le développement sont intimement liés, à tel point qu’il est difficile à mon sens de parler vraiment “d’intégration” pour une RIA.

En dehors du retard qu’il a pris sur Flash (lire ici) en terme de déploiement, Silverlight va devoir également s’imposer dans un monde, celui des développeurs, où son aura est généralement trés en deçà de celle d’Adobe.

Une première étape pourrait être sortir une version Mac de Blend (elle n’existe pas à ma connaissance ?).
Une deuxième de créer des passerelles entre ses outils de conception graphique et ceux de son concurrent.
Messieurs de Microsoft, il est temps de chouchouter les infographistes !

Lors du dernier MIX 07, Microsoft a présenté la première version de Silverlight. Ce logiciel a pour ambition de concurrencer le célèbre Flash d’Adobe (ex-Macromedia).

Je voyais principalement deux atouts pour que Silverlight rattrape l’avance prise par Flash :

  • Microsoft va s’appuyer sur sa communauté de développeurs .Net en leur permettant, pratiquement sans effort, de développer des RIA
  • L’installation automatique du plugin Silverlight avec les futures versions de Windows, Internet Explorer, voire Windows Update. Et ce pour faire face aux 95% de pénétration du plugin Flash (ordinateurs sur lesquels le plugin est installé)

Or le deuxième argument s’avérerait incertain. Les lois antitrust pourraient passer par là et empêcher Microsoft de packager ses logiciels comme elles l’ont fait concernant Windows Media Player. C’est en tous cas ce que pense l’auteur de cet article de BBC News : Making plans for the web’s future.

Une troisième voie est toutefois possible : la stratégie bulldozer. Microsoft passe outre et distribue SilverLight avec les prochaines versions d’IE ou de Windows. Comme pour Media Player, le géant américain sera forcé de le retirer aprés plusieurs années de bataille juridique, une fois que son produit se sera implanté durablement dans les navigateurs du monde entier.

Dans tous les cas, contrairement à ce que je disais dans ce billet concernant WPF et Apollo, on peut s’attendre à une sévère empoignade entre Microsoft et Adobe autour de SilverLight.

A première vue, le duel que se livrent actuellement Microsoft (avec WPF/Silverlight) et Abode (avec Apollo/Flash) sur le terrain des applications riches a tout du choc des titans, et il est bien agréable d’opposer ces deux géants du logiciel.
En y regardant de plus prés toutefois, le choc n’est pas si frontal qu’on veut bien le faire croire.

En effet, même si avec Apollo et WPF, le terrain de jeu est identique - les applications de bureau ou RDA - la tactique pour s’imposer est assez différente. Car les deux équipes ne jouent pas avec les mêmes joueurs.

Apollo mise avant tout sur le réservoir de développeurs Web qui ont de longue date adopté Flash puis Flex. Adobe espère ainsi les amener sur le terrain des applications de bureau même si la conversion peut parfois être dure à réaliser (développer un site internet et une IDE sont deux choses bien différentes).

De l’autre côté, WPF s’adresse principalement aux développeurs d’applications de bureau avec un discours simple : avec WPF, tout votre savoir-faire dans le développement d’applications classiques va vous servir pour être trés rapidement opérationnel en développement de RDA.

On voit bien là que les RDA sont une île au milieu de deux continents : les développements web d’un côté et les développements applicatifs de l’autre.
Microsoft et Adobe sont chacun sur leur rives et viennent de se jeter à l’eau. Qui arrivera le premier ?

Microsoft vient d’annoncer la sortie de PopFly, une nouvelle application basée sur SilverLight.
Encore en phase beta, elle a pour but de créer une plate-forme d’échanges pour les développeurs sur laquelle ceux-ci pourront mettre en ligne leurs fragments de codes, leurs mashups, voire l’intégrallité de l’application.

popfly.jpg

Popfly propose en outre un outil nommé PopFly Explore qui est en fait un plugin pour Visual Studio qui permettra au développeur de se connecter à la communauté (appelée EcoSystem) directement depuis son environnement de développement.

silverlight.gifC’est officiel, le projet de Microsoft qui vise à concurrencer Flash, jusque là désigné par le nom de code WPF/E, a trouvé son nom définitif : SilverLight.
Vous pouvez télécharger la préversion (CTP) à l’adresse suivante : http://www.microsoft.com/silverlight/downloads.aspx ainsi que quelques exemples d’applications réalisables avec cette technologie.